Rangement suite et fin

Comme beaucoup de Français, j’ai commencé par ranger. Puis face à l’impossibilité de se débarrasser du trop-plein, j’ai arrêté. À quelques heures du déconfinement, ma frénésie de rangement me reprend, car je vais enfin pouvoir délester l’intérieur en remplissant l’extérieur. Entre ces deux périodes de rangement, le temps semble s’être mis entre parenthèses. Une parenthèse molle et morne, plutôt désenchantée qu’enchantée, où une certaine langueur a peu à peu pris la place de la révolte des débuts. Sans satisfaction du travail accompli ou d’avoir profité de ce temps perdu : un peu de lecture par ci, beaucoup de « glandouille » sur la toile par là, il n’en restera pas grand-chose. Pour autant, demain ne sera pas forcément un autre jour, vu le lot de contraintes qui nous attend. « Le retour à notre ancienne normalité, à nos anciens rythmes de vie, ne paraît plus si simple et naturel » décryptait dans le journal ce matin le physicien et philosophe Étienne Klein. Ce confinement a finalement réussi à nous imposer une nouvelle forme de normalité, à laquelle nous nous sommes malgré tout conformés. Il s’agit maintenant d’en sortir. Pas sûr que cela donne envie de sabrer le champagne !

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